vendredi 9 novembre 2012

Un retour tout feu tout flamme


Tel les oiseaux migrateurs, nous voici de nouveau en route direction le printemps et l’été, alors que l’automne s’installe en France.

Nous faisons d’abord un petit crochet par Grenoble, puis vers les froids plateaux de la Chaux-de-Fonds, mais c’est quand même le chaud qui nous accueille : au beau milieu d’un tunnel, le voyant STOP de la voiture s’allume … on hésite deux secondes, puis on s’arrête quand même dans ce coin très peu sécurit, et sort une énorme fumée de sous le capot … panique à bord, on extrait les filles (bien sur, la voiture, c’est une deux portes, avec 120 kilos de bagages chargés un peu partout …), et on sort quelques bagages à portée de main. 

la voiture ... tout juste sortie du garage ...
Ca continue de fumer grave, et j'imagine déjà la voiture exploser, ou un accident se produire avec les voitures qui doublent …
Gab vide un extincteur en attendant les secours, mais rien ne vient, et dans le sas d’appel de détresse, le pompier de garde nous conseille de sortir au plus tôt du tunnel, car le sas où nous nous sommes tous réfugiés – à 1 m de la voiture qui brule de plus en plus -  n’est pas sécurisé …

Nous voilà, avec Nina dans les bras et des bagages pleins le dos abandonnant donc la voiture, et bientôt nous sommes hors du tunnel. La circulation s’est ralentie et bientôt plus une voiture ne passe, l’autoroute a été coupée à la circulation (Merci Gab, diront certains copains qui resteront bloqués en rentrant du boulot ce fameux fumeux vendredi...).
Soudain, on entend des explosions, des masses de fumées noires puantes sortent du tunnel, et on distingue des flammes rougeoyer … on imagine tous la voiture totalement en feu, et moi qui pense à ce que dit mon cher homme, comme quoi ça ne peut pas exploser comme ça une voiture, surtout diesel !!!
Leila pense à son gros sac de voyage, contenant jouets, habits, bouquins et cadeaux juste reçus pour ses 10 ans, et nous, on pense à toutes nos affaires qui sont restées dans la voiture …

La police Neuchâteuloise arrive, ainsi qu'une ambulance : on apprendra ce soir qu’on risquait vraiment notre vie à rester dans le tunnel, à cause des gaz toxiques, qui peuvent tuer en moins de 3 minutes ! De quoi nous faire oublier les pertes matérielles !!
On apprend aussi que la voiture n’a pas explosé, que ce sont seulement les pneus, et, au vu des photos que nous montrent les sympathiques gendarmes suisses, on trouve que le coffre a été relativement épargné, et nos gros cartons aussi !!

Bref, la catastrophe n’est pas si grave, et le lendemain une belle neige blanche vient faire oublier à Leila ces malheurs, et elle passe sa journée avec Léa à jouer dans la peuf, pendant que nous, on se régale des dernières soirées avec la famille et les amis, devant encore et toujours, de trop bons petits plats, dont une inoubliable selle de chevreuil à se taper le c.. par terre !





Puis c’est le départ, aéroport de Genève – Sao Paulo – Santiago de Chili.
Petite pause à Santiago chez les parents de Cristian. On les retrouve à Algarrobo, où ils ont un petit appartement au bord de l’océan, et on en profite pour visiter la 3ème maison de Pablo Neruda, à la Isla Negra, pendant que Gab retourne à Santiago, pour une visite urgente chez le dentiste !!  En espérant que ce soit la dernière …
Notre tapis volant !
dans l'avion
A Algarrobo, ou le Cap d'Agde version chilienne

Après une bonne nuit de bus, nous voilà enfin à Valdivia, tout excité de retrouver notre Corcovado. Et il va bien, il est là, tout tranquille, attendant que reprenne la vie à bord. On s’en charge immédiatement, on ressort des calles tous les objets laissés là, Nina et Leila retrouvent avec joie les jouets et bouquins, puis on déballe les cartons, on charge les étagères de nouveaux livres en prévisions des navigations tranquilles dans les canaux, on range les habits, on branche les nouveaux Aïeppareils : Ipod, Ipad, Ipid – ah non, celui là n’est pas encore sorti !!

Bref, tout va bien sous le soleil, car on ne vous a pas dit, mais pour l’instant, il fait chaud (enfin, il faisait chaud à Santiago).

sprint pour arriver au bateau ... 
Elles ont l'air malheureuses d'être là ??

D'accord, les premiers repas ne sont pas très gastro, on n'a que des boites en stock, alors, aux menus : maïs thon ou semoule sardines, c'est comme vous voulez !!
C'est ça ma chambre ??? 
A Valdivia, petite semaine de pluie, le temps de reprendre nos marques, puis le soleil revient, avec un vent du sud qui nous oblige à attendre un peu ici avant de pouvoir descendre à Puerto Montt, qui sera notre port de départ pour les canaux.

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